CORNÉLIEN

26/10/2013 14:52 par krissghetto

  • CORNÉLIEN

    CORNÉLIEN

    26/10/2013 14:52 par krissghetto

CORNÉLIEN:

Pierre Corneille est né à Rouen en 1606, d’une famille de robe, si bien qu’il devint avocat en 1628, malgré sa timidité. Peu après, il commeait une carrière dramatique avec Mélite. Auteur à la mode, distingué par Richelieu, il ne sut pas flatter les grands et fut éloigné. Qu’importe, il composa en 1636 Le Cid, immense succès, puis donna trois autres chefs-d'œuvre : Horace, Cinna, Polyeucte, tout en restant un bon bourgeois de Rouen. Père de six enfants, il entra à l’Académie française en 1647 et fut pensionné par le roi ; ses pièces ; alors inégales et irrégulières, furent loin de lui assurer la même renommée qu’auparavant. La fin de sa vie fut triste, car ayant quitté Rouen pour Paris, il ne trouva que déboires dans la capitale, vit deux de ses fils mourir, pendant que Racine glanait les succès, à son tour. Il s’éteignit en 1684. Le théâtre de Corneille est psychologique, le drame est dans l’âme des personnages, les mouvements les portent à leur plus haute expression morale. C’est à Voltaire que l’on doit d’avoir créé l’adjectif cornélien, qui devait faire fortune pour qualifier ce qui fait triompher le devoir sur la passion. Le devoir et la passion : oui, le débat cornélien est là !

 

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CHAUVIN

26/10/2013 14:47 par krissghetto

  • CHAUVIN

    CHAUVIN

    26/10/2013 14:47 par krissghetto

CHAUVIN:

Augustin Scribe fut un auteur d’une extraordinaire fécondité : pas moins de trois cent cinquante pièces de théâtre sortirent de sa plume dont une intitue Le Soldat Laboureur. Cette pièce comportait un personnage qui se faisait remarquer par son enthousiasme militaire : Nicolas Chauvin, soldat de Napoléon et blessé dix-sept fois pour le servir ! Bientôt, le chauvin fut celui, patriote belliqueux, qui ne manquait jamais une occasion d’encenser Napoléon, puis, vers 1843, celui qui professe un patriotisme exagéré. Il convient de préciser que certains attribuent ce type de soldat patriote et nf dans son exaltation et dangereux par - à un Nicolas Chauvin cé, non par Scribe, mais par Charles Cogniard, auteur avec son frère de féeries et de drames à succès... Quoi qu’il en soit, voilà un personnage du monde théâtral qui a su franchir le rideau rouge.

 

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CHARLATAN

26/10/2013 14:40 par krissghetto

  • CHARLATAN

    CHARLATAN

    26/10/2013 14:40 par krissghetto

CHARLATAN:

Que ce soit dans la région de Rome, de Florence, d’Alexandrie ou de Cunéo, les villages sont nombreux qui portent le nom de Cerreto ; l’un d’entre eux avait une particularité : ses habitants vendaient des drogues sur les marchés. Bientôt, le cerretano fut un « crieur de marc » ou « imposteur » et à partir de 1668, le mot désigna celui qui, du haut de ses tréteaux, débitait ses drogues sur la place publique. On désigne ainsi celui qui cherche à exploiter la crédulité d’autrui par un grand étalage de mots.

 

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CERBÈRE

26/10/2013 14:34 par krissghetto

  • CERBÈRE

    CERBÈRE

    26/10/2013 14:34 par krissghetto

CERBÈRE:

Dans la mythologie gréco-romaine, Cerbère était le gardien des Enfers ; plus pcisément il montait la garde à la porte de ces lieux. de l’union de deux monstres, Typhon et Echidna, Cerbère était un chien à trois têtes, dont le cou était hérissé de serpents. Il était établi au bord du Styx, le fleuve des Enfers. C’était un redoutable gardien, car son arme plus que dissuasive était ses dents, dont la morsure était empoisonnée. Orphée, descendant aux Enfers pour ramener Eurydice, réussit à l’assoupir par les sons de sa lyre et Énée, selon Virgile, l’amadoua avec un gâteau de miel. Seul Héraclès parvint à l’enchaîner. Malgré ces deux échecs, la putation de Cerbère était redoutable et le sens d’un gardien à la vérité intraitable se développa à partir d’une citation de Marguerite de Valois, en 1576. Par dérision, le sens s’est déplacé vers le gardien de la maison, qu’il soit portier, suisse ou concierge.

 

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CATIN

26/10/2013 14:28 par krissghetto

  • CATIN

    CATIN

    26/10/2013 14:28 par krissghetto

CATIN:

Au XVIIe scle le prénom Catherine était fort apprécié et on le donnait fquemment comme surnom, de manière affectueuse ; des diminutifs en sont sortis et ont fini par former celui de catin dont, à partir de 1740, le sens sest transformé pour signer une femme de mœurs très dissolues.

 

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CASSANDRE

26/10/2013 14:24 par krissghetto

  •  CASSANDRE

    CASSANDRE

    26/10/2013 14:24 par krissghetto

CASSANDRE:

Ce nom qualifie un vieillard sot, personnage ridicule des anciennes comédies, berné par tous, y compris par ses enfants. Ce n’est toutefois pas ce cassandre qui nous intéresse ici, dont le terme est cité en 1798, mais le personnage féminin. Dans la mythologie, Cassandre était fille de Priam, le roi de Troie et d’Hécube. Apollon lui avait donné le don de prophétie. Hélas, il fut trompé par elle ! Apollon, pour se venger, condamna Cassandre à n’être jamais crue dans ses prédictions. Captive d’Agamemnon auquel elle donna deux jumeaux, elle revint avec lui à Mycènes où elle fut tuée par Clytemnestre, la femme de ce roi, qui était fort jalouse. On compare parfois à Cassandre les gens clairvoyants mais dont on n’écoute pas les avertissements.

 

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CASANOVA

26/10/2013 14:18 par krissghetto

  • CASANOVA

    CASANOVA

    26/10/2013 14:18 par krissghetto

CASANOVA:

Fils d’acteurs, Jean Jacques Casanova de Seingalt naquit à Venise en 1725, commença des études de droit, s’intégra à la société vénitienne et connut très vite des intrigues amoureuses à scandale. Après un premier séjour en prison, il devint secrétaire du cardinal Acquaviva, mais de nouveaux scandales l’amenèrent à s’engager dans l’armée. Ses voyages sont nombreux : Rome, Naples, Corfou, Constantinople ; ses métiers également : prédicateur, séminariste, abbé, magicien, violoniste. Voyage à Paris. Retour à Venise. Prison. Évasion. Nouveau voyage à Paris. Tout va vite chez Casanova. À peine a-t-il le temps de connaître plusieurs femmes que ce sont autant de scandales ; en même temps, il crée la première loterie publique française (qui fonctionnera pendant soixante-quatorze ans). Pays dEurope. Aventures galantes. Écrits satiriques. Il devient agent secret... puis bibliothécaire du comte Waldstein, seigneur de Bohême. Sciences occultes, alchimie, publication de Mémoires, c’est un tourbillon. La mort seule l’arrêtera, à Dux, en Bohême, en 1798. Son nom, bien sûr, est passé à la postérité, comme synonyme de séducteur.

 

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CARTÉSIEN

25/10/2013 12:21 par krissghetto

  • CARTÉSIEN

    CARTÉSIEN

    25/10/2013 12:21 par krissghetto

CARTÉSIEN:

René Descartes, gentilhomme, né en Indre-et-Loire, à La Haye (aujourd’hui La Haye-Descartes) en 1596, était d’une famille poitevine. Élève des Jésuites au collège de La Flèche, il étudia les lettres anciennes, les mathématiques et la philosophie. De 1618 à 1629, il passa son temps à voyager et surtout à philosopher. Descartes se réfugia en Hollande en 1629 et y développa une philosophie nouvelle ; son séjour ne fut interrompu que par trois voyages en France et de 1629 à 1649 il construisit sa doctrine avec la publication en 1637, à Leyde, du Discours de la méthode puis des Meditationes de prima pbilosophia en 1641. Il subit les attaques des partisans d’Aristote, Jésuites français et ministres protestants de Hollande ; en 1642, le Sénat d’Utrecht défendit d’enseigner la doctrine cartésienne, méthode de connaissance basée sur une métaphysique posant la nécessité de Dieu et la rationalité de l’homme. Son cogito, ergo sum (je pense, donc je suis) fonda une logique absolue expliquant tout en termes de cause et d’effet. En 1649, Descartes partit pour la Suède, invité par la reine Christine ; mais la rigueur du climat ne lui convint pas et il mourut d’une congestion pulmonaire à Stockholm, le 11 février 1650. Quinze ans après sa mort, son œuvre était toujours l’objet d’âpres débats et commentaires, publiés en latin. La transcription latine de Descartes étant Cartésius, le terme cartésien fut appliqué à ses théories, avec une connotation sur l’implacable logique et la nécessaire rationalité qui ont donné l’impression que la théorie de Descartes refusait toute sensibilité, toute émotion, toute intuition. C’est dans le commentaire d’un médecin de Caen, André de Graindorge, qu’apparut en 1665 le terme de cartésien ; celui de cartésianisme venant en 1667 et l’entrée des deux mots dans le Dictionnaire de l’Académie s’effectuant vers 1762.

 

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CABOTIN

25/10/2013 12:15 par krissghetto

  • CABOTIN

    CABOTIN

    25/10/2013 12:15 par krissghetto

CABOTIN:

Bien que l’existence de monsieur Cabotin soit incertaine, on admet que ce bonimenteur et marchand ambulant connut une certaine célébrité au temps du roi Louis XIII. Directeur de troupe, charlatan, il s’exhibait sur les places publiques, vendant des élixirs miraculeux et des remèdes universels. À l’occasion, Cabotin procédait à quelque opération ou arrachait quelque dent cariée. Mais son véritable talent résidait dans l’art de vanter ses flacons, déclamant en vers ou en un boniment pompeux mais, en tout cas, faisant l’admiration des badauds. Depuis cette époque on qualifie de cabotin l’artiste dediocre qualité qui sollicite les applaudissements plus qu’il ne les mérite et, dans la vie courante, celui qui joue la comédie pour attirer l’attention du public. Même si cette origine est controversée et si monsieur Cabotin est somme toute hypothétique, le terme de cabotin est connu, avec certitude, depuis 1875, après avoir été signalé en 1807.

 

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BOUGRE

25/10/2013 12:09 par krissghetto

  • BOUGRE

    BOUGRE

    25/10/2013 12:09 par krissghetto

BOUGRE:

Les Bulgares sont un peuple d’origine tartare qui envahit l’est de l’Europe au Ve siècle et qui se mêla ensuite à diverses tribus slaves pour former un État. Longtemps en lutte avec les Turcs, les Bulgares ne se sont affranchis de leur domination quen 1908. La république de Bulgarie a été établie à la suite du référendum de 1946. À l’origine, les Bulgares - en bas-latin Bulgarus - étaient nommés boulgres ou bougres. Ce dernier mot connut une grande vogue lorsque certains hérétiques, que l’on assimilait aux Albigeois (cette secte religieuse qui se répandit en Allemagne, Flandre, Italie et dans le midi de la France du Xe au XIIIe siècle), se manifestèrent à nouveau. Le mot est cité en 1172. On croyait que ces hérétiques se livraient à la sodomie et forme probable de racisme reçurent l’appellation de bougres. C’est Rabelais qui, en 1534, relança le mot.

 

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